le blog de sacko

04 septembre 2008

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DJENNE

Ce n'est pas un seul édifice, c'est la ville entière qui jouit du statut de monument historique !
Djenné, cité riche de mythes et d'histoire, dépositaire incontestée de la grandeur culturelle des empires d'antan.
 


Cité des sages et des savants
Le marché
L'architecture, revanche sur l'histoire
Images et Plans de la Mosquée
J
Les fouilles archéologiques de Djéné-djeno(musée national)

enne-Jeno, une ancienne cite africaine

Cité des sages et des savants

Sommaire

A l30 km au sud-ouest de Mopti, Djénné a conservé les prérogatives d'une forteresse sise au milieu de l'eau qu'ont voulu lui conférer ses fondateurs voici douze siècles.
Les murailles qui l'entouraient se sont pourtant effritées au fil des siècles, encore que ses bâtiments à étages lui donnent toujours de loin l'aspect d'une imprenable citadelle. Mais les eaux du Bani qui précisément à cet endroit, se partagent en deux branches, n'ont pas cessé d'entourer la ville-refuge comme pour mieux la protéger tant du côté de l'orient que de l'occident. Ainsi, d'où que vienne le visiteur, l'accès de Djenné est commande par le Bani, qu'un bac traverse pendant l'hivernage et que l'on franchit gué à la saison sèche.

Le marche

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Le jour de la foire -- le grand marché du lundi -- Djenné retrouve chaque semaine son ancienne splendeur. Sur la grande place dominée par la mosquée s'échangent, comme au temps de l'empire produits du Sud agricole et trésors du Nord désertique. De Bamako ou de Ségou arrivent à bord de pirogues pleines à couler, le mil et le riz, le coton et la noix de kola en provenance des lointaines forêts du Sud ; de Gao ou de Tombouctou -- après des jours de voyage sur le Niger -- et de Mopti sur le bras oriental du Bani, le sel gemme découpé en barres dans les mines du désert, le poisson séché des lacs et des fleuves du Nord. Ce jour-là, Djenné regorge de couleurs et de senteurs. Les jeunes filles peul aux immenses boucles d'or pendant de leurs oreilles ! jusqu'à leurs épaules mêlent leurs rires aux cris de leurs mères proposant le lait de leurs chèvres. Majestueusement drapés dans leur dichdacha blanc ou bleu azur, le visage caché derrière leur litham de la même teinte, amulettes sur la poitrine et sabre aux côtés de fiers Tamasheq (Touareg ) traversent le marché d'un air imperturbable, derrière eux vient la horde docile ou asservie de leurs serviteurs et de leurs servantes bella celle-ci uniquement enveloppées dans une loge dont le bleu indigo évoque irrésistiblement la race fameuse des hommes bleus du désert.

Eleveurs nomades, femmes de pêcheurs bozo, paysans de Ségou ou forgerons de Mopti se donnent ici un rendez-vous hebdomadaire depuis des siècles. A l'odeur doucereuse de la poudre de néré se mêle celle plus violente du poisson séché ; le fumet des morceaux de mouton grillé l'emporte sur le parfum des feuilles de menthe jetées dans les théières trônant sur une multitude de "fourneaux malgaches ". La journée entière se déroule ainsi depuis toujours. Comme si chaque semaine, pour la durée d'une foire, Djenné revivait et résumait toute son histoire.
En réalité, la cité sainte n'a jamais rompu avec son passé. En témoigne sa mosquée célèbre dans toute l'Afrique musulmane, édifiée à la fin du XIII e siècle, détruite à plusieurs reprises, mais toujours obstinément rebâtie sur le même modèle. Avant le XI e siècle s'élevait à son emplacement le palais du gouverneur de Djenné, commandant l'une des onze portes de la ville où aboutissaient des rues bordées de mimosas.

A l'apparition de l'islam, le palais fut détruit pour faire place à une mosquée, dont la tradition veut qu'elle surpassât en beauté celle de La Mecque. Sept siècles durant, cette réputation fit de Djenné le sanctuaire de l'islam ouest-africain avec lequel Tombouctou rivalisait difficilement aux XIV è et XV è siècles. Autour de la mosquée se regroupèrent des universités et des bibliothèques attirant vers la cité sages et savants, professeurs venus d'Arabie ou d'Egypte, étudiants accourus des rives de l'Atlantique ou de l'intérieur du pays Mossi.

Englobée dans l'empire du Mali, puis annexée en 1473 par Sonni Ali Ber, fondateur de l'empire songhoï, Djenné profita de l'expansion impériale. Métropole culturelle, la ville fut respectée par les conquérants successifs qui n'ignoraient pas le parti que l'on pouvait tirer d'une ville sainte. La vieille mosquée ne fut détruite qu'en 1830, lorsque le roi-marabout du Massina. Cheikou Hamadou, jaloux du prestige de Djenné et tenant d'un islam ascétique et dépouillé, décida de créer une nouvelle capitale : Hamdallahi.

L'architecture, revanche sur l'histoire

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L'édifice sacré que le voyageur d'aujourd'hui peut encore admirer date de 1907. Bâti sur l'emplacement de la mosquée des premiers, âges, il en a conservé l'aspect, Ses quatre côtés sont orientés en direction des quatre points cardinaux, Face au grand marché.

Images et Plans de la Mosquée Images & Plans

La façade principale est constituée de trois tours séparées l'une de l'autre par cinq colonnes en terre battue. Sur tout le pourtour de la mosquée, cent piliers - chacun d'un mètre carré à la base - enserrent les murs. Cette imposante bâtisse hérissée de tours, aux énormes portes percées dans le mur, demeure le symbole de cette architecture soudanaise qui a tant inspiré l'urbanisme des métropoles du Sahel. C'est pourquoi Djenné s'en-orgueillit de la protection jalouse dont l'entoure sa caste de maçons. Les bari, qui se transmettent leurs talents de génération en génération depuis près d'un millénaire. La cité s'est construite et développée autour et à l'image de la mosquée. Chacune des masses cubiques -- dites " carrés " -- qui bordent les rues de Djenné abrite un village entier. Au centre se trouve une cour commune sur laquelle s'ouvrent tous les appartements familiaux, régulièrement pourvus d'un étage-dortoir dont le toit forme une vaste terrasse courant sur toute l'étendue du "carré ". Vus de loin, les murs d'argile donnent aux bâtiments l'aspect d'un volume taillé en plein roc. En fait, cette illusion est due à la couche de sable dont les maçons ont crépi les façades extérieures et les pans qui couvrent la cour intérieure. Le plus souvent, une seule porte sert d'entrée à toutes les familles d'un "carré ". Percée dans le mur, elle est fermée par un lourd battant de bois orné de gros clous.
A partir de Ségou, le style architectural de Djenné s'est maintenu dans tout le Nord du Mali, comme si les traditions de la vieille cité, en lui faisant prendre une revanche sur l'histoire, s'étaient perpétuées pour l'imposer comme berceau de toute l'architecture sahélienne : comme si Djenné voulait encore montrer que, tout en n'ayant jamais possédé la puissance militaire, elle a su résister à toutes les tentatives de soumission en leur opposant la puissance culturelle. L'histoire de la ville est riche de témoignages touchant cette résistance spirituelle. Au XVI siècle par exemple, alors que l'empire songhoï, à son apogée soumettait toutes les grandes cités, les intellectuels de Djenné furent, les seuls à refuser l'asservissement. 

L'Askia Issiaka, empereur songhoï en visite à Djenné, rassembla un jour toute la population pour recueillir ses doléances et écouter les reproches qu'elle avait à adresser aux administrateurs impériaux, allant même jusqu'à promettre de prendre des sanctions contre les oppresseurs. Un sage, Mahamoud Bagayoko, lui fit, renouveler sa promesse avant de l'accuser personnellement d'être le "plus grand oppresseur ", étant le "père de tous les oppresseurs ", et d'ajouter : " Si tu dois mettre à mort l'oppresseur commence par toi-même et hâte-toi de le faire ! "
L'empereur ne se suicida certes pas, mais il implora le pardon de Djenné -- défait qu'il était non par les armes, mais par l'esprit. Après 1591. quand, au nom du sultan du Maroc, les hordes de mercenaires du renégat espagnol Djouder Pacha anéantirent l'empire songhoï, Djenné fut épargnée. La ville trouva même un second souffle, sa tradition universitaire s'étant enrichie d'une activité artisanale fort appréciée à l'époque, la reliure des livres saints. Au lieu de se livrer au pillage comme à leur habitude, les conquérants marocains laissèrent même à Djenné quelques précieux souvenirs. Au fond du puits de Nana Ouangara, dit aussi le "puits du Marocain ", ont été découvertes des poteries d'une grande beauté et des armes finement ciselées, datant de la fin du XVI siècle. La tradition orale veut que ce puits soit miraculeux : asséché, il se remplit d'eau lorsqu'un fléau menace la ville et sa surface s'agite alors, révélant, telle une boule de cristal, des visions de guerre. La seule façon de parer au fléau était d'accomplir un sacrifice.
Mais les sacrifices, même les plus sublimes, n'ont pas toujours protégé Djenné. Quand les troupes coloniales françaises dirigées par Archinard, "commandant militaire du Soudan ", se préparèrent à prendre la ville d'assaut en avril 1893, les habitants de Djenné se rassemblèrent pour obliger les soldats à se battre, mais en vain. Le puits marocain, alors connu des seuls initiés, ne cessait pas de dispenser ses visions de guerre.
En guise de sacrifice, une jeune vierge bozo, du nom de Tapama Djenepo, fut emmurée vivante dans le tata -- ou rempart -- de Djenné. Mais le don de sa vie ne fut pas suffisant, les troupes d'Archinard envahirent la fière cité. L'esprit de Djenné n'avait pas, cette fois, résisté au déferlement des colonisateurs.

 

 

 

 

 

 

 

 


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Tout voyage en pays dogon prend des allures de pèlerinage.
Pèlerinage chez l'une des populations les plus anciennes de l'Afrique noire (les spécialistes la qualifient de paléonégritique), mais aussi vers une civilisation des plus riches et des plus mystérieuses qui, depuis une cinquantaine d'années fascine les ethn

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Des villages-perchoirs difficiles d'accès
Au-delà du folklore
Une cosmogonie digne de celles des peuples antiques
Un peuple fier, dur à la tâche
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Les forgerons Dogon et les Dogon au Cinéma 

Des villages-perchoirs difficiles d'accès

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Une bonne piste, en partant de Sévaré, s'étend sur une soixantaine de kilomètres jusqu'à Bandiagara, chef-lieu administratif du pays dogon. De là, une piste difficile d'une quarantaine de kilomètres franchissant des seuils rocheux, serpentant entre les éboulis de grès qui portent parfois un village à peine discernable, tant il se confond avec l'environnement même en deux ou trois heures à la bourgade de Sangha. Localité rassemblant 13 villages ayant chacun un nom celle-ci est établie au sommet de la falaise et domine vertigineusement cette fantastique paroi rocheuse haute de 200 à 400 mètres, qui s'allonge sur près de 20) km.

Au campement de Sangha, il est facile de trouver un guide pour une excursion dans les falaises. Il est d'ailleurs fortement recommandé de partir à la rencontre des Dogon accompagné.

Les guides connaissent la région, les villages et leur chef, chez lequel s'effectue généralement la halte lorsque la randonnée dure plusieurs jours. De plus, ils connaissent les rites et les interdits nombreux chez les Dogon ce qui évitera de commettre des impairs. Le voyageur pressé peut faire un petit tour d'une journée, mais une randonnée de plusieurs jours s'impose si l'on veut s'imprégner un peu du pays dogon et vivre au rythme des villageois. Leur quotidien qui ne semble pas avoir changé depuis des siècles, à l'image de ce qu'en avait perçu l'ethnologue français Marcel Griaule, "se projette en mille gestes et rites sur une scène où se meut une multitude d'hommes vivants ". Marcel Griaule a approché de près la riche et complexe culture des Dogon parmi lesquels il a souvent résidé à partir de 1931. C'est lui qui est à l'origine du premier barrage d'irrigation et de l'introduction de la culture des oignons dans la région, qui reste la seule ressource d'échange. A sa mort, en 1956, les Dogon lui ont organisé des funérailles traditionnelles. Son mannequin funéraire surplombe aujourd'hui encore le barrage qu'il a fait ériger. Après les cérémonies funéraires, la coutume exige que soit brisée la houe du cultivateur pour signifier la fin de son labeur sur terre : le sens du symbole des Dogon les a alors poussé à briser l'outil de travail de l'ethnologue... un crayon.

Une cheminée d'escalade, aménagée pour le passage conduit au premier village de la falaise Banani. Chaque village est composé de cases d'habitation, qui se distingue par leur forme rectangulaire et leur toit-terrasse d'où la vue est somptueuse. Les villages sont parsemés de greniers, carrés à la base et coiffés d'un "chapeau " de paille conique, dans lequel est stocké le mil.

Trônant dans chaque quartier du village, la grande maison de famille (guinna) est le domaine du patriarche, gardien des autels des ancêtres, autorité morale et religieuse incontestée. Un peu plus loin, sur une éminence d'où l'on peut embrasser d'un seul coup d'œil le village et la plaine environnante, le togouna, ou maison de la parole, est l'endroit où les hommes se réunissent pour discuter des affaires du village.

La togou-na est constituée de huit piliers sur lesquels reposent huit couches de chaume ; le chiffre huit, selon la cosmogonie dogon, correspond au nombre des premiers ancêtres des Dogon. Si le toit du togou-na paraît anormalement bas, c'est simplement parce que les hommes y règlent les problèmes, assis, et si l'un d'entre eux s'emporte en se levant pour mieux se faire entendre, il est rapidement calmé en se cognant le crâne au plafond.

La "case à palabres " est restaurée chaque année, après la saison des pluies par les hommes du village qui consolident le socle et en ravivent les symboles et les couleurs.

A l'écart des maisons d'habitation se remarquent les cases rondes ou les femmes doivent s'isoler pendant leur période menstruelle, tandis que, çà et là, autels et sanctuaires totémiques portent la trace des libations de bouillie de mil ou du sang des sacrifices.

Moins connus que Sangha, Banani et les villages avoisinants comme ceux d'Ireli et de Tireli, d'autres villages s'égrènent à l'ouest des falaises au-delà de Kendié (au nord-ouest de Bandiagara). A partir de ce dernier village, plus de piste ; seulement des escaliers naturels gravissant jusqu'à Borko la succession de forteresses de grès dans lesquelles se sont réfugiés les Dogon de l'Ouest.

Sur les escarpements et les parois souvent difficilement accessibles des falaises, les Tellem, premiers habitants de la région, ont laissé de nombreuses constructions troglodytes. Celles-ci servent aujourd'hui de cimetière aux Dogon qui, à l'aide de cordes, hissent les corps des défunts jusqu'à leur dernière demeure, suspendue entre ciel et terre. Nul ne sait ce qu'il est advenu des Tellem : supplantés par les Dogon, ils disparaissent de la falaise au XV siècle, sans qu'on ait pu retrouver leur trace ou identifier leurs descendants de façon certaine.

Au-delà du folklore

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L'origine des Dogon, elle aussi, est mystérieuse. Provenant du Mandé, ils quittèrent cette contrée entre le XIe et le XIIe siècle ; leur départ fut sans doute déterminé par leur refus de se convertir à l'islam. La clémence du climat a servi d'élément de sédentarisation.
A leur arrivée dans la région des falaises, Ils se scindèrent en plusieurs groupes établissant des villages le long de l'escarpement sur le, plateau ou dans la plaine. Mais Ces derniers sont les plus exposés aux menaces extérieures et les attaques des Mossi au XVe siècle et des Peul au XVII siècle les obligèrent à se replier dans les anfractuosités de la falaise, ce qui explique la généralisation du choix de sites défensifs par les villageois et les caractéristiques si particulières de cet habitat.

Une cosmogonie digne de celles des peuples antiques

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Outre l'architecture, l'intérêt que présente le pays des Dogons tient à l'extrême richesse de leurs mythes et de leurs rites. Pour ce peuple, l'univers a été créé par Amma, le Verbe de Dieu, lequel engendra des jumeaux : Nommo, le Dieu d'Eau, maître de la vie et le Renard Pâle, incarnation de la révolte, de l'inceste et du désordre, mais aussi de l'émancipation individuelle hors des normes sociales. Ces deux principes complémentaires, et les oppositions qui en découlent (vie/mort, jour/nuit, homme/femme, sécheresse/humidité), régissent tous les aspects de la culture et de la vie matérielle des Dogon. Chaque masque remplit une fonction sociale. Les sauts périlleux des guerriers qui lancent leurs flèches vers le ciel ou bran dissent leur fusil en prenant à partie les mauvais génies sont autant de gestes réglés comme une horloge, destinés à faciliter l'entrée du défunt dans l'univers des ancêtres, à la fois parallèle et complémentaire de celui des vivants.
Le culte des morts est un élément essentiel de la religion dogon. Lors des cérémonies funèbres, et plus tard lors des "levées de deuil ", les masques sculptés par les danseurs se mettent à vivre, transmettant de génération en génération les mythes essentiels. Pour les voyageurs qui ont la chance d'y assister, ces danses constituent un superbe spectacle mais aussi par-delà l'aspect folklorique, un événement bouleversant car il touche à l'essence même d'un peuple.
Mais la plus grande cérémonie dogon, celle qui pare du plus de prestige l'initie qui y a assisté est le Sigui. Lorsque le masque du même nom, haut de sept mètres se met danser, le corps de celui qui le porte est animé par la respiration même du premier souffle de la création. Le visiteur devra hélas s'armer d'une patience à toute épreuve s'il veut assister à ce spectacle car cette cérémonie dont la dernière eut lieu en 1974 ne se reproduit que tous les soixante ans.

Un peuple fier, dur à la tâche

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Pourtant, même s'il ne fait qu'un bref séjour en pays dogon, le voyageur gardera le souvenir d'un peuple fier, parfois farouche, dur à la peine qui n'hésite pas à travailler sans relâche sur de minuscules parcelles où la terre a été apportée à dos d'homme -- mais aussi d'un peuple qui veille sur ses traditions, sachant ce qu'elles représentent pour lui : son plus précieux trésor. Les Dogon s'étonnent du reste de l'intérêt quelque peu envahissant que leur civilisation suscite chez les étrangers. Ils ne comprennent pas que leurs villages soient devenus des "musées vivants " dont on voudrait fouiller l'âme. Bref, ils ne comprennent pas qu'on cherche à les comprendre.

 

 

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- Les rejetons du roi
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- Le visage de Ségou


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LE PAYS DOGON 

La prospérité a une odeur : celle, doucereuse et tenace, du beurre de karité ou celle, sensuelle, de la mangue. Elle a surtout un visage : cette cité proprette qui étire sur 8 km le long du Niger, ses larges boulevards ombragés, ses bâtiments cubiques systématiquement bordés de jardin, ses "villages dans la ville ", enceintes de banco rouge qui abritent des dizaines de milliers d'agriculteurs bambara ou toucouleur de pêcheurs bozo ou de bateliers somono.

Le visage de Ségou

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C'est Ségou la coquette. Ségou la frondeuse, fière de son passé guerrier autant que sûre, aujourd'hui, de ses richesses et de posséder le secret de refaire du Mali le grenier de l'Afrique de l'Ouest (c'est ici que se trouve le siège de l'Office du Niger). Atouts agricoles incontestables, richesses piscicoles inépuisables, grâce au Niger nourricier, attraits touristiques tant géographiques que culturels, font de Ségou une étape obligée pour tout voyageur.

Exceptionnellement belle, la route de Bamako à Ségou (220 km) justifie déjà le déplacement. Traversant une région particulièrement giboyeuse, elle peut d'ailleurs être dangereuse en raison de la monotonie de son parcours.
Quand s'estompent les forêts-galeries autour de la réserve de Faya (à une quarantaine de kilomètres de Bamako), le trajet se poursuit à travers une succession de villages en banco. Les cases sont encore circulaires, les tata (murs ou enceintes) qui les entourent également. De petits édifices bâtis sur le même modèle, coiffés de chaume et reposant sur un tas de pierres, servent de greniers : leur surélévation les préserve de l'humidité à la saison des pluies.
Egalement en banco, mais sans toiture, plusieurs fourneaux fument dans les cours pendant la saison sèche, en dégageant une odeur douceâtre ; durant deux ou trois jours, les noix de karité cueillies pendant l'hivernage cuisent ainsi à ciel ouvert avant d'être pilées et patiemment malaxées pour en faire du beurre. Celui-ci, vendu au bord de la route, est utilisé à profusion dans la cuisine.

A mesure qu'on se rapproche de la ville de Ségou, les villages changent d'aspect. Le banco règne toujours mais de circulaires les cases deviennent cubiques. Avant les récoltes, elles disparaissent parfois au milieu des champs de mil, n'étant signalées que par la présence de quelques manguiers "arbre sacré que l'on abat jamais parce qu'il a été planté par les ancêtres".
Ce privilège, le manguier n'en a pas l'exclusivité. La région de Ségou recèle les mystérieux "4 444 + 1 balanzans ", de ces arbres feuillus à la saison sèche, mais inexplicablement nus durant l'hivernage, il a été dénombré 4 444 unités, mais le dernier comme le veut la tradition, reste toujours introuvable.

Propreté et prospérité

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Devenus plus nombreux, les balanzans guident le voyageur vers Ségou. A 6 km de la ville, le Niger apparaît soudain sur la gauche de la route, majestueux. Sur ses eaux bleues glissent des pirogues qui font office d'autobus entre les villages des environs et Ségou. Il est possible de faire une promenade en pirogue sur le fleuve Niger, et d'aller, avec un guide, visiter les villages de Samafala et de Ségoukoro où subsistent les vestiges d'un glorieux passé. Les maisons, à l'architecture traditionnelle, sont ornées de splendides portes du XIXe siècle. La mosquée de Ba Sounou Sacko, mère du roi Biton Mamary Coulibaly (son tombeau est dans le même village), trône à Ségoukoro, portant fièrement ses 200 ans. Si l'on arrive à Ségou par la route, dès l'entrée de la ville, sa propreté frappe le visiteur. Sur l'avenue principale bordée de balanzans s'alignent les bâtiments administratifs dont l'architecture pour une fois, n'a rien de rébarbatif. D'inspiration néo-soudanienne, ces édifices n'ont pas le style aérien et tout en finesse de ceux de Djenné ou de Tombouctou, et pas davantage ces toitures en terrasse qui donnent à Gao son profil méditerranéen. Ségou a adopté un "cubisme " massif et fonctionnel qu'une profusion de jardins fleuris, au sol comme en hauteur, réussit à embellir. L'administration a même apporté sa contribution en dotant chaque bâtiment d'une couleur et la succession des vert pâle, rose et blanc cassé parvient à n'être pas sans beauté. Les quartiers d'habitation sont eux en banco rouge. Il est rare qu'émerge des "carrés " (enceintes groupant plusieurs familles autour d'une cour commune) un bâtiment à étage. Dans la plupart des cours croît l'arbre à karité, dont proviendrait le nom original de la ville : SiKoro, c'est-à-dire "au pied du karité ". Certains affirment toutefois que Ségou vient de Cheikou, nom d'un grand marabout qui en serait le fondateur. Mais, quand on connaît l'anti-islamisme dont ont fait preuve les Ségoviens, cette interprétation semble douteuse. La fondation de Ségou divise Ici historiens comme les traditionalistes. Des Bozo venus du Nord au VIIe siècle auraient été les premiers occupants de ce lieu idéal pour des pêcheurs. A moins que des Soninké, fuyant l'empire du Ouagadou (ou Wahadou encore appelé Ghana) détruit et envahi par les Almoravides au XIè siècle n'aient trouvé refuge dans ce no man's land. Certains historiens affirment que c'est Kaladjan Kouloubaly, fondateur de la première dynastie régnante des Bambara, qui aurait créé le premier village vers 1660. D'autres enfin, soutiennent que c'est la deuxième dynastie, celle des Diarra, qui aurait transplanté à Ségou sa capitale, Sikoro, devenue trop exiguë pour un royaume à son apogée vers 1770. Sans doute ces incertitudes résultent-elles aussi de la confusion qui a régné dans le pays bambara où, deux siècles durant, un Etat fortement militarisé a vu se succéder une multitude de rois "élus " par les officiers, c'est-à-dire portés au pouvoir par un coup d'Etat.

Les rejetons du roi

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Le royaume bambara doit d'avoir vu le jour à l'anarchie consécutive à l'effondrement des grands empires et à l'insécurité provoquée par la traite des nègres. Au XVIIe siècle, l'empire songhoï
avait disparu, mais les conquérants marocains n'étaient pas parvenus à gouverner. D'autre part, les bateaux négriers se disputaient les côtes de l'Atlantique, où ils étaient approvisionnés par des roitelets ayant découvert que la chasse au fauve rapportait moins que la, chasse à l'homme. Plusieurs princes s'étaient succédé à la tête du pays bambara, tous appartenant à la dynastie des "kouloubaly Massassi ", ou "rejetons de roi ". Parmi eux Kaladjan Kouloubali régna durant trente années (1652-1682) et, grâce à cette longue stabilité, permit la formation d'un embryon d'Etat. A la fin du XVIIe siècle naît Mamari Kouloubaly, fils d'un chasseur nommé Tiguiton qui, ayant eu cet enfant sur le tard, se serait écrié en apprenant la nouvelle : " Bi To Yé Va " c'est-à-dire : " Quoi ? De mon vivant ! " Certains voient dans cette exclamation paternelle l'origine du surnom de Biton donné par la suite à Mamari Kouloubaly.
D'autres affirment que Biton vient de Bi Ton, chef des Ton, associations villageoises sur lesquelles le jeune homme allait asseoir son royaume.

A l'origine groupe de chasseurs se réunissant pour boire ensemble le niô dolo (bière de mil, toujours aussi appréciée à Ségou), le Ton s'est rapidement transformé en une association villageoise. Les associés rivalisent entre eux aussi bien à la chasse que devant les calebasses d'hydromel. Mais se découvrant bientôt de véritables talents militaires, ils forment une armée de métier, dans laquelle sont peu à peu incorporés des captifs de guerre et des hommes n'ayant pu verser à l'Etat leur quote-part... d'hydromel. Ils prendront le nom de Tondjon qui, désignant auparavant les seuls membres volontaires, s'applique désormais restrictivement aux "esclaves du Ton ". De 1712 à 1755, Biton Kouloubaly, chef incontesté, consolide son armée - qui comporte une flotte fluviale et organise le royaume bambara sur la base des Ton villageois. Etat à l'abri au cœur d'une région saignée par la traite des nègres, celui de Ségou apparaît invincible. Il devra sa perte à des dissensions intérieures.

Successeur de Biton Kouloubaly, son fils Dinkoro est assassiné pour " cause de tyrannie " en 1757. Son frère Ali subit le même sort, cette fois pour "cause de ferveur islamique " le malheureux ayant eu la mauvaise idée de bannir les cultes animistes et... l'hydromel. Après Ali, la confusion s'installe. Les Tondjon, soldats perdus, font et défont les rois au gré de leurs orgies, se contentant de proclamer après
chaque coup d'Etat : " Ka Gno Chi falen " c'est à dire: " Il faut remplacer la semence " -- entendez : il faut changer de roi.

Réprimés, non soumis

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En 1766, un esclave affranchi des Kouloubaly, Ngolo Diarra, l'emportant sur ses compères, met au pas les Tondjon. Sa dynastie régnera jusqu'à la fin du royaume bambara. Son fils Monzon parviendra même à étendre son territoire mais, après lui, Da Diarra se heurtera à un adversaire inattendu : dans le Massina (voir la notice) s'est formé un Etat peul musulman, celui de Cheikou Hamadou, qui proclame la djihad (guerre sainte) contre les "païens ", c'est-à-dire les animistes. La lutte entre Peul et Bambara sera longue et durera jus qu'à l'intervention d'un autre bras de Dieu, El Hadji Oumar, le roi toucouleur se chargeant lui aussi de " balayer du pays tous les infidèles ". Face à ce nouveau danger, le Massina et le royaume de Ségou font taire leurs rivalités et forment une coalition. Quand El Hadji Oumar s'empare de Ségou (1861) et rase Hamdallahi (1862), capitale du Massina, les Peul et les Bambara ne désarment pas. Ils continueront de harceler le conquérant qui, acculé aux falaises de Bandiagara, meurt mystérieusement en 1864 dans les grottes de Djiguimbéré.

Mais ces guerres n'étaient pas terminées que Ségou dut affronter une nouvelle menace, celle des troupes coloniales françaises. Successeur d'El Hadji Oumar, son fils Ahmadou tente d'organiser la résistance en coalisant Toucouleur, Bambara et Peul. Au début de 1880, il inflige une humiliation à la France en retenant prisonnier à Nanyo (à 35 km de Ségou) Gallieni, alors capitaine. Mais, affaibli par les dissensions, le pays est mûr pour la domination étrangère. Le 6 avril 1880, les troupes françaises entrent à Ségou : puis les Français créent pour les seconder les Etats du Sansanding dirigés par le Fama (roi) Mademba Sy, un Sénégalais ancien employé des postes. A Ségou. Mari Diarra, réinstallé sur le trône bambara par les Français, est exécuté un mois plus tard, sous l'accusation d'avoir trahi ses tout récents protecteurs. La guérilla continue en effet et le 19 avril 1892, un officier de l'armée coloniale, le lieutenant Huilard, est tué dans une embuscade. La répression sera terrible et Ségou restera désormais sous administration militaire.
Mais de soumission, il n'y en aura pas. Sauf si l'on tient pour tel le fait que les Bambara aient massivement embrassé la religion chrétienne apportée par les blancs après avoir si âprement résisté à l'islam. En réalité, les citadins, comme les paysans de Ségou demeurent profondément attachés à leurs croyances ancestrales, mais ils trouvent plus de tolérance dans les prescriptions du christianisme que dans le rigorisme musulman. Heureusement, la colonisation n'a pas apporté que la "religion des blancs ". Elle s'est accompagnée de l'introduction de la technologie, et s'il est une région du Mali à en avoir profité, c'est bien celle de Ségou.
C'est là qu'est ne l'Office du Niger, chargé de rétablir dans leurs lits fossiles les bras du fleuve, avec cet objectif, fixe au début du siècle : près d'un million d'hectares irrigués, grâce à la résurrection des anciens défluents En 1947, le barrage de Markala (à 40 km au nord de Ségou) est inauguré. La puissance coloniale n'en fera pas plus ; le coût des investissements et la paupérisation du Mali ont limité les ambitions Mais, aujourd'hui, les canaux du Massina et du Sahel, maintenant en service, autorisent de nouveaux espoirs. Mieux, les terres irriguées n'ont pas suffisamment de bras pour les travailler. Partant de Markala en direction du nord, le canal du Sahel incarne la contre offensive face à l'invasion du désert. Venant à la rencontre des sables, les eaux, rétablies dans leur lit des premiers âges, approchent désormais de la frontière mauritanienne : elles devraient bientôt incurver leur cours vers l'Ouest pour aller à la rencontre du lit d'un autre fleuve disparu : la vallée du Serpent.

Ainsi, depuis Ségou, le Mali du XXe siècle renouerait avec ses origines, ces lits fossiles rendus aux eaux correspondant exactement au trajet suivi par le mythique python protecteur du bétail, Thianaba.

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KAYES

Capitale de la l ère région, ancienne capitale régionale du Haut Sénégal, Kayes est un relais important entre le Soudan nigérien (vallée du Fleuve Niger)et le littoral atlantique sénégalais. Située sur le fleuve en aval des chutes de Gouina, la ville est riche d'histoire. En 1855, Faidherbe fait construire à 12 km de Kayes, le fort de Médine.
Curiosités :
- les chutes du Paparah
- les chutes de Felou et les marmites de géantes, gigantesques cuvettes polies par les eaux
- Médine et son vieux fort historique
- les chutes de Gouina, au Sud
- la mystérieuse colline de Kita Gourou et ses canaris remplis d'or, mais intouchables
- le campement de chasse de Sagabaly
- les trois puits naturels de Sitakily
- le Mont Tambaoura
- Manantali et son lac artificiel favorable au tourisme de loisir.

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Un rayonnement universel
Un indéfinissable mystère
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TOMBOUCTOU

« Ville exquise, pure, délicieuse, illustre, cité bénie, plantureuse et animée... »
Ainsi s'exprimait le chroniqueur Abderhaman Sâdi, auteur du Tarikh es-Soudan, en célébrant vers 1630 sa ville de Tombouctou.

Près de quatre siècles ont passé, mais « Tombouctou la Mystérieuse », selon la formule lancée en 1896 par le français Félix Dubois, continue de fasciner le monde. Dans les pays arabes, une expression populaire évoque une certaine Tombouctou, pays fabuleux, enfer ou paradis, mais qui n 'existe que dans l'imagination. Aux Etats-Unis, des clubs rassemblent les fidèles de Tombouctou ; seule condition d'adhésion : un cachet administratif apposé sur le passeport, attestant le passage du candidat dans la légendaire cité.

Un rayonnement universel Sommaire

Car Tombouctou existe. On y accéda d'abord à pied ou à dos de chameau, comme le firent des voyageurs célèbres, parmi lesquels le Tangérois Ibn Battûta (1353), le musulman converti au christianisme Léon l'Africain (de son vrai nom Hassan Ibn Mohammed El Wazzan Ez Zayatte) un siècle et demi plus tard, ou, plus près de nous, le major britannique Laing (1826) et le Français René Caillié (1828). Depuis, les moyens de communication ont évolué et, si les caravanes de chameaux affluent toujours de Mauritanie, d'Algérie ou du Niger, le coquet aérodrome accueille aujourd'hui des touristes du monde entier.
L'accès est plus difficile par la voie terrestre depuis Bamako (à 1071 km au sud), via Ségou et Mopti, ou Gao (à 424 km à l'est) : les pistes, impraticables à la saison des pluies, ne conviennent autrement qu'aux mécaniques et aux automobilistes que ne rebutent pas les cahots. Par contre, en période de crue du moins, les bateaux relient Tombouctou à presque toutes les villes du pays ; depuis Bamako, le trajet - recommandé - prend cinq jours par le Niger, à travers les plus belles contrées du Mali.
Métropole des temps médiévaux, Tombouctou remonte donc aux premiers siècles de l'histoire écrite.

Campement des nomades berbères du XIIe siècle qui rejoignaient ici le fleuve Niger à la saison sèche l'endroit se développa grâce au commerce transsaharien. Les opinions divergent quant à l'origine de son nom. La plus connue, celle d'Es Sâdi formulée dans le Tarikh es-Soudan, veut qu'une vieille femme appelée Bouctou ait été chargée de garder ici le puits des Touareg en dehors des périodes de transhumance ; le campement devint Tin-Bouctou, le lieu ou le puits de Bouctou. Selon une autre hypothèse, Tombouctou, fondée par des populations songhoï, tire son nom de la cuvette où la ville fut édifiée entre le dunes (Tombouctou signifiant « cavité »). Des historiens soutiennent encore que Tombouctou voudrait dire la « petite dune » et serait ainsi nommée du fait des mamelons de sable qui l'entourent. Linguistes, traditionalistes et historiens s'accordent néanmoins sur un point : l'origine berbère de la ville.
Tombouctou n'apparaît pourtant dans l'histoire qu'au XIVe siècle, sous l'administration du Mandé. Au retour de son pèlerinage à La Mecque (1325), l'empereur Kankan Moussa y avait laissé l'architecte-poète andalou Es Sahéli, qu'il chargea de bâtir une prestigieuse mosquée. Sept siècles plus tard, il reste d'elle un monument historique, Djingaieibei (ou Jingereber), construit sur les fondations de la mosquée commandée par Kankan Moussa.

Le style d'origine a été respecté. Dépouillé, robuste, couvert de terrasses en banco dont émerge la forme d'abord pyramidale puis conique d'un minaret hérissé de pieux servant à l'entretien des murs, le monument de Djingareiber trône au sud-ouest de la ville, environné de bâtiments de la même veine. Massifs à la base, les murs s'effilent vers le haut, soutenus par des renflements ou des piliers faisant corps avec l'édifice et l'entourant. Peu d'ouvertures sur les façades, presque pas de fenêtres, sauf aux étages, mais en revanche de lourdes portes décorées d'énormes clous. La mosquée de Djingareiber (ou mosquée du Vendredi), est la seule des trois mosquées de la ville, où la visite est autorisée. On peut accéder à la terrasse qui permet d'apprécier l'échiquier de la ville, et de constater l'inexorable avancée d'un trop gourmand désert.

Un indéfinissable mystère Sommaire

Séjour aristocratique depuis le XVe siècle, le quartier de Djingareiber communique avec les autres par de larges rues, naguère couvertes d'un fin gravier, aujourd'hui envahies par le sable. Au nord de la mosquée principale s'élève celle de Sankoré, que fit bâtir dans la première moitié du XVe siècle une vieille femme de Tombouctou ; Sankoré abritait la Medersa,

cette université qui valut au XVe siècle son rayonnement international à la cité qui, à l'époque, comptait près de 100 000 habitants.
Ce monument de terre et de sable, aurait été édifié aux dimensions de la Kaaba de la Mecque.

Vingt-cinq mille étudiants se répartissaient entre l'université et les cent quatre-vingt écoles coraniques ; provenant de tout le monde musulman, ils venaient parfaire leurs connaissances en théologie, en droit, en grammaire, mais aussi en matière de traditions, d'histoire et d'astrologie. Cette période succédait à une longue opposition entre les ulémas touareg et l'empereur songhoï Sonni Ali Ber (début du XVe siècle), réputé anticlérical, mais elle n'en fut que plus faste pour l'esprit et la religion. Aux lettrés et écrivains et théologiens du Maghreb, venus autant pour apprendre que pour enseigner. Des professeurs de Tombouctou se voyaient invités par la célèbre université musulmane d'AI-Ahzar, en Egypte: des jurisconsultes marocains de Fès faisaient le voyage de Tombouctou pour renouveler leur savoir
.De son ère de gloire, la cité n'a conservé que le souvenir. De même est-ce tout ce qu'elle a gardé de sa prospérité commerciale. Le quartier d'affaires d'antan, Badjindé, n'abrite plus qu'un marché. Voici cinq siècles, négociants et banquiers s'y bousculaient. Centre de ralliement des chameliers du Sahara et des bateliers du Niger, Tombouctou organisait les échanges entre le désert, la savane et la forêt. Du Maghreb et du Sahara affluaient les chargements de sel, d'épices, de soie, de cuivre ou d'étain.

Du sud arrivaient des pirogues entières de noix de kola, d'or, d'ivoire, de plumes d'autruche et... d'esclaves. Des traités se négociaient sur cette place financière avant la lettre.

Aujourd'hui, Badjindé n'a plus à vendre que son pittoresque : bijoux de paille passés à la cire pour leur donner la teinte de l'or, poupées de cire joliment habillées et décorées par les femmes touareg, et toutes ces richesses d'un artisanat millénaire que constituent les armes, les harnais, les colliers et les chaînes d'or ou d'argent, naguère apanage de l'aristocratie targui (singulier de touareg). Dans les rues d'alentour, seuls vestiges du passé commerçant, des fourneaux en banko produisent tou jours leur lot quotidien de délicieuses galettes rondes. A la tombée du jour, ils forment des niches rouges et béantes, détail insolite, qui participent à la fascination exercée par la ville.

Sommaire

Le port de Kabara, à 12 km plus à l'est, connaît une population de dockers occasionnels et de nomades touareg campant dans des tentes-ballons. Deux fois par an, il retrouve son animation d'antan avec l'arrivée de l'Azalaï, caravane de deux cents chameaux apportant des mines de Taoudenni (à 710 km au nord de Tombouctou, soit à un mois à dos de chameau ou trois jours en véhicule tout terrain) la Seule production du désert, le sel.
Le temps de sa splendeur est passé, mais le mystère de Tombouctou subsiste sans que l'on sache bien en quoi il consiste. Selon une croyance populaire for tement enracinée, le cavalier de pierre au visage couvert d'un litham blanc dénommé El Farouk, qui tr"ne sur la place de l'Indépendance, descendrait toutes les nuits de son piédestal. On dit qu'il caracole alors à travers la ville.

D'après d'autre confidences, Tombouctou la mystérieuse appartient tous les soirs aux femmes.
Dans la journée, en effet, les Tombouctiennes sortent peu. Mais, dès le coucher du soleil, elles hanteraient les rues et se rendraient visite pour deviser jusqu'au petit matin. Une fois par an, lors de la fête du Mouloud - anniversaire du prophète - toutes les femmes de Tombouctou retrouvent la liberté. Vingt-quatre heures durant, elles courent au marché, dans les rues, à toutes les fêtes, totalement libres, dit-on, de leurs actes.

Le coup d'arrêt porté à une vie sociale quelque peu libertine semble dater de l'empereur songhoï Askia Mohammed ; déplorant la prostitution sur une grande échelle, l'adultère quasi généralisé et les scènes d'une extrême impudence qui se déroulaient sur les places publiques, il se résolut à sévir, aidé en cela par les ulémas et les marabouts. En définitive, si mystère il y a à Tombouctou, il résiderait peut-être fort prosaïquement dans une évidence, à savoir que sa réputation de sainteté est contrebalancée par la renommée contraire. Et les voyageurs de jadis une fois dans le secret, pouvaient se retrancher derrière cette jolie formule qui a résiste au temps : « Tombouctou la Mystérieuse »

 

 

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Mosque de Chingerebere - par Jim Barry

 

Découverte du Mali : tombouctou

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19 août 2008

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Les élégantes Parisiennes de Belle époque ne se doutaient guère que les plumes de leur coiffure provenaient de cette cité des eaux au coeur du Mali.

Djenne

Ce n'est pas un seul édifice, c'est la ville entière qui jouit du statut de monument historique !
Djenné, cité riche de mythes et d'histoire, dépositaire incontestée de la grandeur culturelle des empires d'antan.

Pays Dogon

Tout voyage en pays dogon prend des allures de pèlerinage.

Pèlerinage chez l'une des populations les plus anciennes de l'Afrique noire (les spécialistes la qualifient de paléonégritique), mais aussi vers une civilisation des plus riches et des plus mystérieuses qui, depuis unecinquantaine d'années fascine les ethnologues. Danceur Dogon

Tombouctou

« Ville exquise, pure, délicieuse, illustre, cité bénie, plantureuse et animée... »
Ainsi s'exprimait le chroniqueur Abderhaman Sâdi, auteur du Tarikh es-Soudan, en célébrant vers 1630 sa ville de Tombouctou.

Le thé à la malienne

Une tradition bien ancrée est le thé à la malienne. C'est un thé qui se boit en trois fois. Au premier «amer comme la mort» succède le deuxième légèrement plus sucré «bon comme la vie», suivi du troisième très sucré, «doux comme l'amour». Partout dans le pays, le thé est un rite national et quotidien auquel celui qui passe est souvent invité.

Le travail du Cuir

Mariant harmonieusement les différentes matières telles que les peaux, les tissus Bogolan traditionnels, le bois d'ébène brut ou incrusté de bronze, ces produits sont d'une originalité remarquable.

TOUAREG
Les touareg (targui au singulier) sont des nomades berbères Zenega.

Ils sont répartis entre une multitude de fractions éparpillées au Sahara jusqu'à Tombouctou.
 

LE BOGOLAN
Le bogolan est une technique de teinture traditionnelle d'Afrique de l'Ouest. Les peuples issus du groupe Mandé la pratiquent depuis une époque reculée.

BAMAKO
Des monts Manding, les Niaré émigrèrent sur les bords du « marigot du caïman » (Bammakô) ; la Ville était née. Les descendants des Niaré, qui prirent le nom de Touré, s'emploieront à organiser et à peupler la cité qui incarne leur destinée.

LE JOUR DU MARCHÉ
Ce jour-là, Djenné regorge de couleurs et de senteurs. Les jeunes filles peul aux immenses boucles d'or pendant de leurs oreilles ! jusqu'à leurs épaules mêlent leurs rires aux cris de leurs mères proposant le lait de leurs chèvres.

AU COEUR DU SAHARA
Tombouctou organisait les échanges entre le désert, la savane et la forêt. Du Maghreb et du Sahara affluaient les chargements de sel, d'épices, de soie, de cuivre ou d'étain. Du sud arrivaient des pirogues entières de noix de kola, d'or, d'ivoire, de plumes d'autruche et... d'esclaves. Des traités se négociaient sur cette place financière avant la lettre. 

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13 août 2008

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LES SITES ET CURIOSITES DU MALI

KayesBafoulabé

Les chutes de Gouina : à 80 km au sud-est de Kayes. Là, le fleuve, large d'environ 500 m, tombe en éventail d'une hauteur de 16 m. Le débit peut passer de 12 à 13m / s en saison sèche, à 2430m / s en saison des pluies.

Les rapides de Félou

Les chutes de Paparah

Le Tata d'El Hadj Omar à Koniakary :

Bafoulabé : c'est là que se forme le Sénégal par la jonction du Bafing et Bakoy.
Le fort de Badoumbé : à 2 km de la gare du même nom.
Il a été aussi le théâtre de sanglants combats entre les troupes françaises et celles de Bassirou Tall, fils de El Hadj Omar.

Nioro

La ville aurait été fondée en 1680 par un captif de Diawambé du Beidari. Les itinéraires de plusieurs explorateurs passent par Nioro. Honghton (18e s.) assassiné à Simby, Mongo Park (18e s.) capturé par lkes Ouled M'Barek à Diarra au 19e s., Raffenel, Leng, Soleillet et Binger.

Kita

Le massif de Kita : "Kita Kourou" au nord-ouest" de la localité. Il culmine à 617 m et présente vers Kita de hautes falaises granitiques dominant la plaine de 260 m. Le plateau de 27 km2, restes de Monts Manding érodés par l'eau, est coupé de nombreuses crevasses. Il présente la particularité de conserver une végétation riche d'une flore ancienne : le téclea sudanica (quinquélibat de Kita ) recherché pour ses qualités diététiques ; le kolobo, arbre d'une espèce rare dont le nom scientifique est "cynometra glandulasa" et que les termites n'attaquent pas.
Certaines grottes concervent des inscriptions rupestres. Selon la légende, le Kita Kourou renfermerait un canari rempli d'or mais auquel on ne peut pas toucher

Yélimané

Yélimané, le nom de cette ville signifie " retourne là-bas". Au temps de l'occupation Massassi, une femme appelée Fatoumata avait l'habitude de laver son linge dans les eaux de Térékolé. Un jour, elle s'installa à cet endroit qui fut appelé Fatoumatabougou. Aux gens qui s'inquiétaient de savoir où elle était, on répondait " Yélimané" : elle est retournée là-bas.
Yélimané doit son existence à la création d'un poste militaire français au moment des luttes contre Ahmadou, roi de Ségou. Il est situé sur un éperon latéritique nu. Par contre, les environs sont très pittoresques, notamment la vallée de la Térékolé. Au Nord-ouest de Yélimané se trouve la mare de Toya, à une quarantaine de Kilomètres, et qui constitue un phénomène géologique remarquable. L'excavation au fond de laquelle se trouve la mare est pleine de grottes curieusement sculptées par la nature. La mare est remplie de crocodiles et la légende affirme qu'elle renferme une pirogue en or.

Kéniéba

Si la zone est généralement difficile d'accès, elle présente de très beaux sites montagneux : montagne du Foutago qui culmine à 650 m, imposante falaise de Tambaoura qui prend en écharpe le nord de la circonscription et domine Kéniéba. En plus des rives boisées de la Falémé et du Bafing, Faléa (altitude 600 m) est un des endroits les plus frais de la région.
Kéniéba est une excellente région de chasse où le gibier est très abondant en dehors des pistes fréquentés mais où la poursuite est pénible à cause du relief du terrain.

Koulikoro

Les principaux attraits sont constitués par le folklore, notamment les danses de marionnettes à Tiorkéla, Dima-Marka et surtout Kénenkou dont le " Do " sacré ne se produit que tous les quarante ans.Kolokani

Les puits de Mpéla.

Dioila

N'Céréké Kolon (puits des diables). Ces puits existent sur toutes les hauteurs qui entourent la ville de Dioila. Certains sont carrés et d'autres circulaires. Au fond de ces puits, on observe des systèmes de galeries orientées dans le sens Ouest-Est. La date, même approximative du creusement de ses puits n'est pas connue. Les vallées du Baoulé et Bafing sont très pittoresques.Kangaba

Kangaba, capital du Mandé est célèbre par son "blon" : Kamablon et Kaabablon. Le Kamablon est un case traditionnelle dont le contenu demeure totalement mystérieux. La réfection de son toit tous le 7 ans, est l'occasion d'une cérémonie particulière qui n'est ouverte qu'aux seuls Keita de pure souche. L'intervention d'un bâtard entraînerait l'échec des opérations. Le rite est célébré par des griots Diabaté de Kéla (à 6 km au sud de Kangaba), seuls dépositaires de l'époque Manding.Les deux plus purs, une griotte et un griot qui n'avaient jamais connu que la couche de leur conjoint respectif, s'approchent de la case sacrée et, par la seule force de formules magiques, font se soulever la toiture qui vient ensuite se poser sur les parois internes du sanctuaire avant la pose du toit. Le public regarde de loin, se joignant aux incantations, mais sans jamais pénétrer sur l'aire interdite. Au moment opportun, le toit de paille soulevé par la magie du verbe quitte le sol et s'emboîte au-dessus des murs.

Sikasso

Bougoula, à 6 km de Sikasso, village créé par Mansa Daoula qui en fit sa capitale. Il y avait édifié 9 petites huttes où il passait la saison des pluies. De ce premier établissement, il ne reste que 3 huttes. Dans la première le roi recevait ses sujets et ses hôtes, la deuxième servait d'appartement privé (c'est dans celle-ci que Mansa Daoula fut "préparé" avant l'inhumation), la troisième renferme les armers du souverain (lance aux lames empoisonnées et haches de guerre.
Mamelon sacré, refuge d'un boa, génie protecteur de Sikasso. Sur ce mamelon Tiéba avait fait édifier un bâtiment à étages pour y recevoir, mais surtout pour surveiller la région. Ce bâtiment a été aujourd'hui démoli et remplacé par une piste danse.
Le Tata, fortification érigée par Tiéba vers 1880 pour décourager les assauts des assaillants. Le Tata extérieur mesurait 9 km. Seules en subsistent les fondations, énormes masses de latérite et pierre, large à leur base d'environ 6 m. le mur était protégé à l'extérieur par des profondes tranchées et comportait à l'intérieur un chemin de ronde placé à une hauteur de 4 m. Cinq portes le fermaient : une au nord, deux à l'ouest et une au sud. A l'intérieur de cette première enceinte, s'en élevait une seconde qui isolait les quartiers des officiers et des marchands. Chaque chef d'arrée y avait fait édifier ses propres maisons fortifiées autour d'un troisième et dernier Tata qui encerclait la demeure royale : le Dionfooutou. Ainsi protégé, Sikasso a résisté à la plupart des assiégeants, notamment l'Almamy Samory qui pendant quinze mois tenta de tenta de réduire la ville à la famine.
Les grottes de Missirikoro, à 11 km de Sikasso. Selon la légende, la falaise résulte d'un différend entre 2 villages sur la propriété d'une terre. Chacun d'eux aurait formulé un vœu, sa transformation, soit en mare, soit en falaise suivant que l'un ou l'autre avait raison. La falaise fut ainsi dressée, avec en son sein cette sorte de mosquée, dans laquelle le voyageur pouvait toujours trouver à manger, jusqu'au jour où un malin détruisit le mythe.
Les poissons sacrés de Kébéni. Dans une petite mare située dans la colline (Fakokoulou) qui surplombe le village de Kébéni, on trouve des poissons sacrés (type polio) liés à l'histoire de ce village. Autrefois, ces poissons étaient l'objet d'un sacrifice rituel qui tend de plus en plus à disparaître. Jadis, des personnes se rendaient à cette mare pour formuler des vœux. S'ils devaient être exhaussés, les poissons mangeaient la nourriture qui leur était jetée, dans le cas contraire, ils ne manifestaient aucun intérêt.

Bougouni

Ce sont des caveaux des civilisations préhistoriques qu'on rencontre dans les environs de Dogo et de Diban, en progression vers le Baoulé jusqu' à la frontière Guinéenne.

Koutiala

Sounkolo est à 11 km de Zangasso. Les caïmans sacrés qu'on rencontre, tant dans le village que dans la mare, vivent en bonne entente avec les villageois. Selon la tradition, lorsqu'un de ces caïmans est abattu et mangé dans le village qu'un seul de ses os, le plus intime soit-il, reste, l'eau se raréfie (l'eau de pluie ou du puits).
NKountina (ou Wointina). A 15 km de Koutiala, se trouve une mare, près du lieu dit Koungodjan, connu sous le nom de Nangayawa, en Minanka la "mare aux supplices". Cette mare ne tarit jamais, même pendant les grandes périodes de sécheresse. On ne met pas le pied, on ne se lave pas, on ne pêche pas dans le Nangayawa sous peine de disparaître immédiatement. Autrefois, les malfaiteurs pris dans le village étaient jetés dans le Nangayawa pour disparaître définitivement.
Mpewo (le serpent de Mpé), à Mpessoba ou Mpekan, en Manianka le village de Mpé, du nom de son fondateur. Mpé, en voulant installer sa hutte, devait couper certains arbres pour se faire de la place. Ce faisant, il mit à nu un serpent totalement inoffensif. Il décida alors de s'installer à côté de lui et, lui construisit également une case qui existe toujours mais légèrement agrandie. De ce jour, ce Mpéwxo est lié aux traditions de la famille Coulibaly, qui habite au quartier du nom de Ntio, fondateur du quartier,. Le Mpéwo ressemble au boa mais en plus petit. Il n'attaque jamais les personnes et ne se déplace jamais de jour. Il peut cependant être aperçu lorsque le jour le surprend dans une concession. Alors, les occupants le mettent à l'abri et l e montrent aux visiteurs.S'il lui arrive de se montrer autrement de jour, c'est pour annoncer un malheur. Quand on le voit dans les bois de travers de la toiture, le ventre tourné vers le sol, il annonce la mort du locataire. Toutefois, quand on le voit dans les marchandises d'un commerçant, c'est un signe de prospérité. Le Mpéwo rend des visites aux membres de la famille Coulibaly lors de grands événements : mariage, décès, naissance. Il rend visite également à l'hôte de marque (chef d'arrondissement) qui vient résider à Mpéssoba

Ségou

La tombe de Biton Coulibaly à Ségoukoro. Biton Coulibaly (1712-1755) est le fondateur du royaume Bamanan de Ségou. Après avoir soumis les Soninké de Kirango et conquis la capitale des Masassi, il créa un grand empire qui allait du Haut-Niger à la région de Djenné.Diofrogo. A quelques Kilomètres de Ségou se trouve le village natal de Monson Diarra qui battit les Mossis et confirma l'autorité su roi Ségou sur Tombouctou et le pays Dogon.La cite de Ségou. Chef-lieu de la 4e région économique du Mali. Ségou est le siège de l'Office du Niger qui a pour mission de mettre en valeur les vastes terres, par l'aménagement de centaine de milliers d'hectares, pour la culture du riz, du coton et de la canne à sucre. Cette ville se caractérise notamment par son architecture coloniale, inspirée du style soudanaisSan

Mopti

Bandiagara De tout temps, lors des circoncisions collectives, tous les villageois se rassemblent dans la grotte afin de régénérer la culture Dogo. A chaque cérémonie, les peintures rupestres couvrant le roc sont repeintes. Ainsi, de génération, les traditions se perpétuent et la science des ancêtres se transmet aux initiés qui savent déchiffrer le sens des dessins : origine de l'homme, avenir de l'univers, combat des génies, principes contradictoires qui régissent la vie de tous les jours

Sangha, peintures rupestres :

Déguimbéré

Sangha, est en fait, un ensemble de 10 quartiers ayant chacun un nom. La localité est établie au sommet de la falaise. C'est actuellement le chef-lieu de l'arrondissement.

Banani se trouve à 200 m plus bas que Sangha, dans un cirque. C'est un village qui figurait sur le billet de 1 000 francs maliens jusqu'en 1984.

Moins connus que Sangha. Banani, lreli, d'autres villages s’égrènent à l'ouest des falaises, au-delà de Kendié. A partir de ce village, il n'y a plus de pistes mais seulement des escaliers naturels gravissant jusqu'à Borko. En fait, c'est tout le Dogon qui fascine le visiteur : les villages refuges confondus avec la falaise, la cosmogonie Dogon, l'univers Dogon dans laquelle on ne voulait voir que les vestiges d'un monde attardé, condamné par sa barbarie même, à disparaître, et qui s'est révélé comme de véritables systèmes philosophiques.

Douentza

Le Gourma

et ses nombreux lacs (Nianga, Korarou-Aougoungou) qui attirent de nombreux gibiers ainsi qu'un troupeau d'éléphants sahéliens, les seuls spécimens que l'on rencontre dans cette partie d'Afrique. En vue de protéger cette faune, il est prévu de créer un Parc National du Gourma.

Le mont Hombori

Djenné

Youwarou

Tombouctou

Lac Débo, véritable mer intérieure, long de 45 km et parsemé d’îlots dont certains sont rocheux.

Djenné, situé au cœur de delta central du Niger, la ville apparaît comme un véritable ile émergeant des hautes eaux du fleuve pendant la période de crue, donnant l'impression d'une forteresse implantée au milieu de l'eau.
La Mosquée construite en 1907 sur l’emplacement de la mosquée des premiers ages qui fut détruite plusieurs fois. Les quatre minarets de la mosquée sont orientés en direction des quatre points cardinaux. Face au Grand Marché, la façade principale est constituée de 3 tours séparée l'une de l'autre par 5 colonnes en terre battue. 100 piliers réunis en voûtes parallèles comme l'arc brisé gothique, supportent la masse du toit plat. Cette imposante bâtisse hérissée de tours, demeure le symbole de l'architecture soudanaise qui a tant inspiré l'urbanisme de métropoles du Sahel. Le style architectural s'est maintenu dans tout le nord du Mali, notamment le long du Niger : Koulenzé, Konna, Korienzé, Kotoka étrant les meilleurs exemples.
Djenné-Jenno," La vieille Djenné", est l'emplacement de la première implantation de la ville. A Djenné-Jenno, (mis en partie au jour de 1977 à 1981 par un couple d'archéologues américains, les Mac Intosh), le tertre révélant la totalité de la ville a une périphérie de 2 km. Aux plus profonds niveaux, des outils et des bracelets de fer prouvent que l'on se trouve probablement en présence de la plus ancienne civilisation africaine ayant connu et travaillé ce métal, tandis que les déchets découverts aux mêmes niveaux, parmi les vestiges imperceptibles d'habitation en paille, indiquent que la population de nourrissait de poissons, ce qui semble évident, mais aussi de riz, de lait, de viande de bœuf domestique, ce qui l'est moins. Des milliers de tessons de poterie révèlent, enfin, une très ancienne connaissance de cette technique, du fait que les produits à cuire et à conserver étaient nombreux.

, point culminant du Mali à 1 155 m est bien plus qu'une simple masse de grès à la présence quelconque, dans un paysage uniforme de sable et d'épineux, c'est surtout le point de déséquilibre au milieu de la désolation d'une steppe immense, séparant le cœur du Mali du Sahara. Cette rupture qui fascine la plupart des visiteurs. C'est dans ce bloc de grès que les tempêtes ont sculpté un paysage à l'aspect de ruines, taillé des monuments dans la Gandamia (cette chaîne de montagnes qui s'élève depuis Douentza jusqu'à Hoimbori), telle que la main de Fatma, aiguille rocheuse en forme de main dressée vers le ciel.
: C'est dans les grottes de Déguimbéré qu 'El Hadj Omar a disparu en 1864. Le palais des successeurs d'El Hadj Omar est pratiquement en ruines. Il contient toujours les reliques d'El Hadj Omar (son épée et ses objets personnels) auprès desquelles de nombreux fidèles viennent de toute l'Afrique de l'Ouest pour se recueillir et prier.

Vieille cité caravanière et religieuse, conserve les vestiges de son passé. Mosquée (Djingareiber, Sankoré, Sidi Yahiya), maison aux portes de bois sculptées et aux fenêtres ajourées. Créée en 1 100 par les Touaregs, aucune ville du Mali n'a été autant disputée. Elle connut successivement la domination manding (1325=1433), puis Songhoy (1433=1591), marocaine (1591=1780), à nouveau Songhoy(1780=1826), Peulh (1926=1863) Touareg (1863=1895), Française (1895=1960) et finalement malienne.
La cité devint rapidement célèbre par ses universités, notament celle de Sankoré Ahmed Baba, et par sa prospérité commerciale, point de rencontre de la pirogue et du chameau, c'est à dire, le mil, le riz, l'or, les esclaves du sud, le sel, et d'autres marchands d'Afrique du Nord d'Europe.
Avec ruelles tortueuses aux carrefours marqués de tombes de saints (33), ses ouvertures et aux fortes portes clouées, elle laisse une vague impression de mystère, d'où son qualificatif de " Tombouctou, la mystérieuse ".

Goundam

La région des lacs, Ti-faguibine, Télé, Horo.
Le lac Faguibine est l'un des plus importants de cette région. 100 km de long sur 45 de large, il est renommé pour ses eaux claires, ses falaises qui accueillent des milliers d'oiseaux.

Bourem

Vallée fossile du Tilemsi, lit d'un long fleuve qui arrosait la vaste plaine du Sahara préhistorique, toute région révèle des vestiges des premiers âges : minéraux ou végétaux fossiles, mais aussi empreintes de l'Homme. C'est dans cette région qu'on a mis à jour des ossements humains dont un crâne, mêlés à des mollusques fossilisés et recouverts d'une terre argileuse. Cet homme d'Asselar (environ 300 km de Gao serait le contemporain de l’homme de Cromagnon.

Kidal

l'Adrar des Iforas. Dans les roches noires de ce massif, des gravures attestent que des millénaires avant l'ère chrétienne, des hommes y vivaient d'agriculture, de chasse et d'élevage. Ces gravures datent de 5000 à 6500 ans avant Jésus-Christ. Ces peintures ont préservé la trace d'un peuple d'éleveurs de bœufs à longues cornes, et de chasseurs à l'arc. Des archéologues arrivent également à distinguer parmi les colonnes de l'Adrar, des monuments pré-islamiques, la plupart du temps de forme phallique.
Kidal possède un artisanat très riche, essentiellement basé sur les armes : sabres à lame finement ciselée et au fourreau de cuir gravé de dessins géométriques, coutelas recourbés, bracelets de pierre noire au pourtour tranchant.

Bamako

Place de la Liberté Monument aux morts (héros de l'armée noir), groupe en bronze de Moreau-Vauthier, avec sur le socle, le médaillon d'Archinard à instigation duquel il fut construit.
La grotte préhistorique du Point G se trouve sous l'hôpital du point G. L'entrée est largement ouverte, même si elle est, peut-être, parfois encombrée par les éboulements de la couche supérieure. La paroi latérale est couverte sur 30 m de dessin d'animaux et de formes géométriques. Tous ces dessins étaient de couleur rouge et relativement bien conservés. On y reconnaissait la girafe le lézard et de signes mystérieux composés de points entourés d'un cercle. Dans la grotte, on a découvert un important matériel préhistorique : grattoirs, couteaux, meules, hachettes, fragments de bracelets en schiste, outils microlithiques.
Le parc zoologique de Bamako occupe un terrain extrêmement varié où les animaux peuvent etre présentés dans leur habitat naturel. Le parc se divise en 2 parties :
A gauche, le parc 1 qui accueille les animaux des régions humides. C'est une vaste partie arrosée par un ruisseau. On y rencontre les hyppotragues ou antilopes, chevaux guis harnachés, céphalopodes de Grim, céphalopodes à flancs roux, cobs, ourébis, etc...
A droite, l'allée centrale conduit au Parc 2 dont le terrain sec, aride et rocheux présente toutes les caractéristiques de la savane à épineux dans laquelle sont représentées les espèces du Sahel et du Sahara. C'est dans cette zone qu'on rencontre également les cages des animaux qui ne peuvent vivre en bonne intelligence avec leurs voisins, notamment les singes. En haut du parc se trouve la zone des grands fauves : lions, panthères.
La vallée de l'Oyako (Woyéwayanko) est large de 1000 à 1500 m et est bordée à gauche de hautes falaises aux curieux éboulements uniformes. Dans cette vallée serpente l'Oyako, bordé d'une riche végétation de manguiers, palmiers, citronniers, anacardiers. La chute de l'Oyako se trouve dans un site sauvage, la rivière se précipite d'environ 15 m de haut dans un effondrement de rochers qui forme un cirque magnifique. Un vaste bassin s'est formé au pied de la chute, autour duquel croissent les palmiers. A l'entrée de la vallée, un piton rocheux isolé, en face des falaises domine cette vallée, formant un défilé qui servit de camp retranché à l'armée de Samory, commandée par Emé Ouréma en 1883. C'est là qu'eurent lieu des affrontements très durs entre ses troupes et celles des français sous l'autorité de Borganis Desbordes.

Les ateliers de Magnambougou

Vers 4500 ans avant J.C., des troupes humaines façonnaient habillement leurs premiers instruments en pierre et en os leur permettant de s'adonner à des activités rudimentaires, certes, mais qui préludaient déjà à la pêche et à l'agriculture. Sur un diamètre de plus d'un kilomètre, on trouva la quantité d'éclats de pierres et de déchets lithiques dont le nombre indiquait qu'ils avaient été utilisés pour la fabrication d'instruments à usage artisanal,

Niafunké

Sites mégalithiques de Tondidarou à 15 km de Niafunké. Là, comme dans tout le delta du Niger, des tumulus prouvent que la région a été habitée de très longue date, bien vant la présence des musulmans, puisque ces tombes en forme de pyramide tronquées révélent un mode d'inhumation différent de celui que répandait l'islam.

Gao

Gao, capitale des Askia qui mèneront l'Empire Songhoy, fondé par Sonni Ali Ber (Ali le Grand) à son apogée le tombeau des Askia a été bati par Askia Mohamed en 1695. Il constitue le plus ancien monument existant de Gao. Sa tour de 3 étages de forme vaguement trapézoïdale évoque les relations entre le royaume de gao et la civilisation égyptienne. Le monument abrite les corps des imams qui s'y sont succédés.
La nécropole de Saneye, à 6 km de Gao. Cette nécropole contient de nombreuses stèles funéraire remontant jusqu'au 12e siècle. L'une d'elles, en marbre, a été gravée à Alméria en Espagne.

La ville est construite au milieu des eaux du Niger et du Bani, d'où le nom de "Venise du Mali". Mopti donne l'exemple d'une de ces rares cités où il a fallu construire le sol même de la ville avant de bâtir les maisons. Ici, tout porte la marque de cette ancienne coexistence de l'eau et de l'activité humaine.
La Mosquée, construite dans le style de celle de Djenné, se reflète dans l'eau dormante du "Pagé" envahi par les nénuphars.
Le marché qui se tient sur l'eau et autour de l'eau, sur toute la longueur des quais bâtis autour du port artificiel. Creusé dans une des berges du Bani, la berge de Mopti.
L'artisanat : couvertures de laine aux motifs géométriques, bracelets de pierre, de bronze, colliers d'ambres, poteries.
Le port toujours animé, soit par les bateaux de la Compagnie malienne de Navigation qui assure un service régulier entre Koulikoro et Gao pendant la période de crue, soit par des pirogues de pêcheurs Bozo qui viennent apporter des ballots de poisson séchés ou fumés, ou assurer le transport des passagers qui se rendent de marché en marché. Hamdallaye, capitale de l'empire Peuhl du Macina, en cours de réhabilitation.

San, ville carrefour, elle présente très peu d’intérêt touristique. Son principal attrait est la pêche traditionnelle "Sanguémo" qui se déroule chaque année pendant la saison sèche.
Sienso. Une stèle portant le nom de René Caillé témoigne de son passage à San.

Fêtes des diables à Diban.

C'est une fête qui avait lieu tous les 7 ans pour commémorer les manes des ancetres et sécuriser les exploitations. Elle avait lieu au début de l'hivernage. Pendant les manifestations, les nom-initiés se terrent dans leurs cases, terrifiés par le bruit des sabots de chevaux invisibles et des cris divers. Diban réalisait différentes manifestations rituelles qui étaient l'occasion de rassembler les enfants du pays, de célébrer des mariages et de transmettre les traditions. Ces Manifestations sont connues sous le nom de "Duguson" :

- Jéléfura est la première manifestation liée à des traditions initiatiques de type Komo. Elle a lieu en période sèche (mars).
- Komofura a lieu le samedi suivant la célébration de Jéléfura. C'est une sorte de conseil des anciens, un cercle très fermé.
- Duguson a lieu une semaine après le Komofura. C 'était la principale manifestation à l'occasion de laquelle tous les ressortissants du Bana se retrouvaient à Diban. Actuellement, quelques anciens, demeurés animistes, perpétuent cette tradition.

Kouroukan-Fouga. A l'entrée nord du village, une clarière au milieu des hautes herbes et des manguiers où depuis 7 siècles plus rien n'a poussé. C'est sur cette place qu'en 1235 tous les rois et chefs guerriers Mandenka scellèrent un pacte par lequel ils fédéraient leurs royaumes pour former l'Empire du Mali, placés sous l'autorité de Sounjata, élu par les Mansa. Cette place servit aussi de cadre au serment d'amitié qui devait unir en 1882 l'Almamy Samory Touré à Mainamba Keita, chef des familles Keita de Kangaba.
Grottes de Kourounkorokallé (à 37 km de Bamako sur la route de Siby). Dans ces grottes d'un grand intéret archéologique ont été découverts de nombreux objets mésolithiques et néolithiques. De l'époque mésolithique, on, a trouvé en majorité des objets de l'industrie microlithique en quartz. Outre les instruments en pierre de cette époque, se trouvaient des objets en os humain, en os d'animaux et en coquillage : des harpons, couteaux, aiguilles, objets décoratifs, etc. La présence d'une dent de cheval tendrait à prouver qu'à cette époque, ces animaux ont vécu dans la région.

A Mpéla, 20 km au Nord-Ouest de Kolokani, il y a une chaîne de plateaux dont les sommets sont parsemés de puits très nombreux, parfaitement cylindriques, avec des marchepieds dans la paroi. Il semble que les princes de l’empire de Ghana venaient autrefois à cet endroit chercher de l'or ou du fer.

Gouméné-Guirka. A Gouméné, nom loin de Kolokani, on trouve deux petites collines artificielles qui représentent les tombes d'un ancien chef du Bélédougou, Gouméné-Guirka et sa favorite. Le lieu rapelle le combat sanglant que les Bambaras de Ségou ont livré au chef Gouméné9-Guirka qui fut tué avec sa favorite. Sur les corps, on avait amassé tant de pierres que l'on serait arrivé à faire deux collines de cailloux. Dans une plaine à côté, il y a de nombreux mamelons qui représentent les tombeaux des plus braves soldats.
La Mosquée de Gouakoulou, de forme pyramidale, est un vestige du passage d'un marabout de Djenné, d'origine Arma (Touré), dans cette région animiste. Elle est l'objet d'une vénération de la part des populations environnantes et des descendants Touré. Le crépissage a lieu tous les 7 ans et donne lieu à des festivités. Cependant, seuls les Touré crépissent le monument qui semble renfermer les effets et le corps de leur ancêtre.
Mercoya, village situé à 15 km de Didiéni, on peut y voir au centre d'une case, un pilier de bois, objet d'une grande vénération, sur lequel se serait appuyé El Hadj Omar après du village.
La Tombe de Diossé Traoré, plus connu sous le nom de Koumi-Diossé, est un héros du Bélédougou, qui s'est illustré contre les envahisseurs. Lors de la bataille de "Kodialan" (février 1915), à 6 km de Nossombougou, les 3 fils de Diossé qui étaient à la tête des phalanges de l'armée trouvèrent la mort. Koumi résista longtemps aux assauts des conquérants. Lorsque la défaite fut évidente, Diossé et ses chefs militaires se donnèrent la mort dans un vestibule le 15 avril 1915, en mettant le feu aux poudrières.
A Difara, près de Kolokani, au Sud-Est, on y trouve une caverne, abri de milliers d'abeilles sacrées qui, d'après la croyance populaire, seraient les mères de toutes les abeilles du Bélédougou. Chaque fois qu'on prévoit une catastrophe chaque fois qu'on souhaite la pluie abondante et les récoltes bonnes, chaque fois qu'on veut voir les ruches remplies de miel, les notables font des offrandes à es abeilles. Il existe une région très giboyeuse autour du lac de Ouegna. Les eaux du lac abrient des crocodiles et sont très poissonneuses.Chaque année les villageois organisent une grande pêche collective qui rassemble des centaines de pêcheur. Le parc national du Baoulé (250 000 ha) et ses réserves adjacentes (Fina et Kougossoumbougou) qui bordent ce cercle, est la plus grande zone de protection de la flore et de faune. Très giboyeux, il y a quelques années, il a énormément souffert du braconnage et de la sécheresse. Un important programme de réhabilitation est en cours.

- Dans, royaume Diawara (16e-18e s.) fondé par Daman Guillé,
-Guémou, royaume des Coulibaly-Massassi (17e siècle). fondé par Baramangolo et Niangolo,
-Nioro, capitale provisoire d'El Hady Omar. Elle fut successivement par les Massassi en 1847, les Toucouleurs en 1847, et les Français en1891,

Nioro possède également d'autre centres d’intérêts :

- le tombeau de Daman Guillé à Bambaguedé.
- des inscriptions marocaines et des tombeaux à Diarra.
- la mosquée d'El Hadj Omar

à 77 km à l'ouest de Kayes, il fut édifié par El Hadj Omar en 1 855 et occupé part lui jusqu'en 1890. Il mesurait 115 x105 m et les murs n'avaient pas moins de 2 m à la base. Le fort de Médine : construit à 12 km de Kayes par Faidherbe en 1855, il soutint un siège de plusieurs mois (avril-juillet 1857) contre les troupes d'El hadj Omar. G'est à parti de Médine que la France poursuvra sa pénétration au Soudan. Le fort a servi pendant la seconde guerre mondiale, en 1940, à abriter une partie des réserves d'or de la Banque de France.
: à 15 km de Kayes et à 500m du village de Kobacala. La rivière tombe d'une hauteur de 20 à 25 m le long de la falaise déchiquetée dans une cuvette dont les bords sont plantés de palmiers, et le paysage montagneux environnant font de ce site un des endroits les plus attrayants des environs de Kayes. Le lac Magui : à 70 km au nord-est de Kayes, entourés d'une belle roneraie.
: proches de Kayes où l'on peut admirer les rochers en forme de marmites de géants, caractéristiques de l'érosion fluviale dans le grès (à cet endroit, le fleuve est large de 2 km). Ces énormes cuvettes polies par les eaux sont censées servir d'abris aux génies eu Khasso

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borko (bondoum)

borko (bondoum)

borko (bondoum)

      Tintam : The village lies on the plateau in an area difficult of access. Its isolation and nearly impregnable location may explain why its inhabitants remained animist. However, with time passing, the village architecture and its statuary art were deeply influenced by Djennenke, Songhay and Dogon culture. The past intense metallurgical activity of Tintam is evidenced by huge slag heaps and fragments of old furnaces that can still be seen today on the outskirts of the village (see photo below). These are the remnants of an old flourishing industry : iron was probably used for the manufacturing of arms and agricultural implements. There was no lack in commercial outlets on the plateau and in the neighbouring plains.

 

 

tintam (bondoum)

tintam (bondoum)

tintam - monts de scories

      Samari : As so many villages on the plateau, Samari took refuge on a rocky hill. A characteristic of the region are the many buildings that have a doorway placed in a niche. In "L'architecture Dogon", W.Lauber sees similarities between these entrances and the traditional Mauritanian front porch. The outside walls of the houses at the periphery of the village look as if being fortified against enemy attacks. The North Central plateau suffered a lot at the hands of the Fulani. Their installation at Dè on the plateau dates back to the 15th century. They were a constant threat to the region.

samari (bondoum)

samari (bondoum)

samari (bondoum)

      In Saoura koum ancestral traditions and islam seem to complement one another. The youngsters of the village follow their religious education at the coranic school and at the same time, old traditions and seasonal rituals are not being neglected. The Odompilou feast is held in the dry season. The dancing starts towards sunset and stops late at night. For many hours the villagers dance to the beat of huge drums. Many male dancers wear women's clothing such as scarfs and amber necklaces. This disguise symbolizes one of the most common themes in Dogon rituals : fecundity and renewal of the land and, by extention, of the Dogon people.

saoura koum - odompilou

saoura koum - odompilou

saoura koum - odompilou

    The old village of Saoura koum no longer exists. Its site is situated close to the actual village. Well aligned stones on the ground show the contours where buildings used to be. Parts of old defense walls with embrasures are still in place. The inhabitants of the new village explain that their ancestors had to defend themselves against bands of Fulani horsemen.

the abandoned village

the abandoned village

defense wall with embrasure

      Ethnographic research undertaken by Marcel Griaule since 1931 concern the actual occupants of the Bandiagara escarpment.

    The Arou and Dyon tribes live in the Sangha area. No matter what their tribal origin is, they both wear the surname Dolo. Family names often evoke the circumstances of the installation of the first migrants. The name Dolo refers to water holes discovered by a hunter's dog in the vicinity of today's Sangha. The Dyon settled there first. In "Les Devises des Dogon", S. de Ganay explains the meaning of Dogon names (Tige). Each tribe, region, village and village quarter has a name that refers to a mythic or historic event. These names inform us on itineraries taken and describe the circumstances of the migrants' arrival in their new habitat. In the same way, an individual's first name refers to events surrounding his/her birth.

    The Sangha agglomeration consists of 13 villages. Some like Diamini-Na and Sangui are set back from the cliff on the plateau and others like Bongo and Gogoli stretch out up to the edge of the escarpment. The village of Sangha itself is divided in two parts separated by the "field of the Hogon" : Ogol-Da and Ogol-Ley.

gogoli

bongo

ogol da

      Each family house is composed of a central courtyard surrounded by several buildings and granaries. Many of these houses have an entrance hall; a place where the elderly who no longer leave home like to spend their day. It is a good place to stay in contact with the other villagers. The edges of the roof terraces are protected with low walls. The roofs are used for drying and storing various food items. Houses, roofs and outside walls are uniformly plastered. The whole looks like some abstract composition made of forms with smooth angles and contours.

ogol ley

ogol ley

ogol da

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